gravure de Dado

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Dado – Biennale de Venise

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Dado – Biennale de Venise (4 min 21 s)

En 2009, Dado représentait le Monténégro à la 53e Biennale de Venise à travers une exposition intitulée Les Élégies Zorzi. Cette exposition, accueillie par le bureau vénitien de l’UNESCO au Palais Zorzi, constituait la première participation du Monténégro à la célèbre exposition d’art international.

Étaient exposées :

Le Ministère de la Culture, des Sports et des Médias du Monténégro avait nommé Michael Peppiatt commissaire de l’exposition.
Adjointes au commissaire : Yanitza Djuric, Jill Lloyd.
Conservateur : Pavle Pejović.
Avec la participation de l’UNESCO et de CGB Galerie.

L’exposition Les Élégies Zorzi se tint au Palais Zorzi du 7 juin au 30 septembre 2009. Elle fut ensuite montrée à Cetinje, du 12 novembre 2009 au 29 janvier 2010.

À propos du film

Quelques mots sur ce film dont la réalisation a commencé en concertation avec Dado mais auquel j’ai dû donner sa forme définitive après sa mort.

Le projet a été initié par Dado : c’est lui qui m’a demandé de filmer l’accrochage de Venise, et c’est également lui qui m’a relancé pour que je monte les images pour son « anti-musée virtuel ».
Très vite alors est venue l’idée d’inclure dans le montage des images de paysages du Monténégro, traitées comme des collages, avec des surimpressions des sculptures exposées à Venise. Certains collages ont été réalisés par Dado lui-même, à partir de photos ; j’ai fait les autres en vidéo, par compositing. L’idée était d’associer son pays, qu’il représentait à Venise, mais aussi de poursuivre son geste de « transformation du monde en une peinture » dont parle si bien Catherine Millet dans le film de Snežana Nikčević et Sanja Blečić.
En parallèle à cette ouverture spatiale est venu s’imposer quelque chose d’analogue sur le plan temporel. Un jour de septembre 2010, Dado me demandât en effet de filmer une installation qu’il avait réalisée en accrochant des bronzes sur la façade peinte du bâtiment de l’entrée d’Hérouval. Il m’a dit qu’il avait réalisé cela « pour Venise ». « Je travaille encore pour Venise » me déclarait-il, un an après la fin de la Biennale. Il s’agissait d’ajouter ces images au film, qui devint moins un film sur la Biennale que la Biennale continuée. Je n’eus pas le temps de le faire avant sa mort. Je me suis décidé à le faire tout récemment. J’espère que la version finale lui aurait plu. Il ne connût qu’une version du montage sans les images d’Hérouval. Dans cette version figurait déjà le plan final sur le lac de Skadar, prémonitoire, car tourné tout près de là où il fut enterré quelques semaines plus tard.

Pascal Szidon
Juillet 2011

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