gravure de Dado

gravure de Dado

Partager :
 

Valid XHTML 1.0 Strict Valid CSS3

Deleuze : lettre à Dado

Gilles Deleuze a envoyé cette lettre à Dado en 1994.

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Crucifixion 1955

La Crucifixion, 1955, huile sur toile 50 × 40 cm.

Cher Monsieur,

J’ai été très heureux quand notre ami commun Gilles Degois m’a apporté le livre 1. Je n’ai pas cessé de le regarder (mon état de santé me force maintenant à passer par le livre, par la reproduction, mais dans votre cas c’est une telle réussite).

Votre peinture est puissante. Une écriture où la matière est l’homme. Il y a un rapport qui n’appartient qu’à vous, entre les formes-matières ou l’homme-animal, l’invertébré, et les fonds-couleurs qui donnent les pouvoirs de transparence ou de réflexion. Beauté des couleurs.

L’ensemble de votre œuvre telle qu’elle apparaît dans le livre est saisissante. Et il arrive que chez un grand peintre, un tableau qui n’est pas nécessairement le plus parfait induise pour tel ou tel spectateur un rapport personnel et secret qui l’ouvre sur l’ensemble de l’œuvre : ainsi pour moi, la Crucifixion de 1955. Vous avez inventé un style qui me touche intensément. Croyez à mon admiration très profonde.


Gilles Deleuze

1. Alain Bosquet, Dado, un univers sans repos (Paris, La Différence, 1991)

Étude pour La Crucifixion, 1955

Étude pour La Crucifixion, 1955, crayon sur papier, 33 × 42 cm. Ancienne collection Jernej Vilfan.
Photo : Domingo Djuric.

 Haut de page 

gravure de Dado